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P.S.U. fidelis 1905
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C les prétendues forces de libération -gauche - - C34 Le théorème de Mitterand


Ayant créé l'espoir dans la classe ouvrière, Le P.S. recueillait de nombreuses adhésions.


Et pour la 1° fois – et aussi la dernière - de son histoire, le P.S. a donné la parole aux militants. C'est d'ailleurs une des rares fois depuis 1 920 où la classes ouvrière a pu s'exprimer. Puisqu'au P.C. on y recherchait que des récitants.


Attention "donner la parole"



  • pas comme on le voit dans les congrès pour discuter d'un texte pré-écrit par quelques chefs (pardon éléphant) , et dont le seul but est de désigner le prochain chef – local, régional ou national - en ne choisissant pas en fonction d'un projet de société, ou d'un programme de gouvernement,
  • mais en ayant en tête de savoir quel sera le meilleur candidat aux élections
  • sans oublier qu'il y aura des miettes à ramasser.

Non, de 71 à 74, c'est à partir de questionnaires, sur des thèmes, dans un calendrier préétabli et respecté que dans les sections locales, chaque adhérent pouvait s'exprimer, la synthèse locale étant adressée au département qui globalisait et envoyait au national.


Que d'idées basées sur l'expérience, sur la pratique quotidienne se sont dégagées. Quelle richesse.


Comment cela a-t-il été exploité ? En tout cas, jamais cela n'a été mis en œuvre dans aucun gouvernement.


Des tonnes de livre – ce qui est une façon de lancer le débat hors du parti - (collection bleue, rose au poing, etc… etc… ) les armoires et les bibliothèques des militants n'étaient jamais assez grandes pour les ranger.


Avec le temps, et vu ce qui s'est ensuite révélé, on est en droit de se demander qui a perçu les droits d'auteur.


Il nous faut retenir la méthode, c'est dans le lancement d'idées neuves après un débat interne que nous arriverons à modifier le rapport de force en faveur de toutes les forces de progrés.


En 1974, j'ai personnellement assisté à cette scène : F Mitterrand demandant à André Jeanson, ancien président de la C.F.D.T à la retraite et président de Carrefour Socialiste avec qui j'ai été un des fondateurs d'être "ministre du travail" en vue des présidentielles de 1 974.


Comme il avait demandé quelques temps auparavant à Hubert Dubedout d'être son premier ministre. Hubert Dubedout qui était – bien à son insu – le charismatique leader des tenants de la démocratie locale après avoir conquis sur la base du discours des GAM la mairie de Grenoble et mettre en pratique ces concepts.





1974 : l'affiche officielle de F Mitterrand "Prendre le pouvoir pour vous le rendre" Autrement dit, on y va ensemble.


1981 : la même affiche : "la force tranquille" traduction Si on gagne c'est grâce à moi.


Que s'est – il passé entre 74 et 81, pour qu'on passe de la démocratie active de Dubedout, au lyrisme sans idées d'un Mauroy, seulement capable de faire vibrer les foules sur des phrases "on disait Monsieur à mon père instituteur à Haussy , où en est le respect aujourd'hui ? " les ouvriers qu'on jette à la gueule des fours à la nuit et à 6 heures du matin"


C'est vrai qu'après lui, il n'y en avait plus beaucoup d'ouvriers à la gueule des fours dans le Nord.


Pour qu'on entende cette surprenante formule édictée sous forme mathématique


"on ne change pas la société avec 51 % des voix "


Mais alors à quoi cela sert-il de voter ? Faut –il s'étonner des taux d'abstention à ce jour ???? Pourquoi la loi de la majorité a-t-elle été privée de son droit au changement ?


Réfléchissons un peu !


Si on ne change pas la société avec 51 % des voix, pourquoi la continue-t-on avec 50.1 % ?


Comment Chirac trouve t-il le pouvoir de transformer "une société en voie de républicanisation" en une société ultra libérale, avec seulement 13.75 % des voix des inscrits au 1° tour de 2 002.


Bien sur il y a eu les "nationalisations" qui n'était que des "étatisations" car comme en société capitaliste le pouvoir de décision n'a pas été coupé de la propriété.


Mais pour supprimer la peine de mort – attention nous sommes favorables à cette suppression et c'est même la seule raison pour laquelle j'ai voté Mitterrand en 88 – mais faisons un constat sec : est –on sur qu'aujourd'hui (vingt deux après) un referendum accepterait cette réforme.


"Quand il y a une volonté il y un chemin"


Cette phrase est bien du même auteur. Il n'y avait donc aucune volonté de classe chez Mitterrand


Nous sommes conscients que le monde n'évolue qu'à partir de rapports de force. Nous pouvons encore à la rigueur que l'on ne change pas ENTIEREMENT la société, durant le 1° mandat.


Seule les lois Auroux votées à l'essai, ont un instant permis de rêver à une évolution. Mais il est une situation que l'on ne peut admettre,


c'est que l'on ait rien fait pour que le rapport de force n'évolue dans un sens favorable de la classe qui vous a élu.


C'est que l'on ne montre pas aux sceptiques de la classe que l'on veut défendre que nos solutions sont les meilleures


Sinon on se condamne à convaincre les adversaires donc à préparer le lit de l'opposition.


L'annonce de cette trahison à venir


N'a provoqué aucune réaction. Les responsables de la CFDT avaient-ils déjà négocié leurs futurs postes ministériels ?


Ces trahisons sont relevées dans le chapitre 1981 – 2 003 le P.S. face à la classe ouvrière


Certains mauvais esprits prétendant que Jospin n'a fait l'inventaire du Mitterrandisme que pour établir la liste des trahisons qui n'avaient pas été accomplies.


Mais alors pourquoi, Monsieur Mitterrand, avez vous changé la société républicaine issue de la Révolution de 1789 en société libérale à l'anglo saxonne, avec 50, 2 % des voix lors du referendum sur les accords de Maastricht ?


Faisiez vous partie des "contre révolutionnaires" comme tous ceux qui ont aidé Pétain


Tout postulat Fait naître son postulat contraire


Retenons les leçons :



  • Nécessité de débattre entre tous les progressistes. Sans exclusive. Qu'ils veuillent intervenir globalement sur tous les terrains politiques ou uniquement sur un chapitre Qu'ils soient ou non dans une formation unique Qu'ils soient organisés ou individuels Qu'ils soient déjà ou non dans un parti – de gauche si possible --.
  • Animer ensuite par petits groupes dans le pays.
  • Vaincre – par notre nombre - les médias qui ne nous feront pas de cadeaux et n'accorderont (c'est expérimenté tous les jours ) aucune ligne aux groupes isolés.


  1. Ensuite, l'ordre du plan de travail est sans doute à penser dans cet ordre 1. rédaction d'un projet de société 2. rédaction d'un programme de transition 3. rédaction du mode de fonctionnement et du programme dans un Etat idéal

"Quand il y a une volonté il y un chemin"


Il nous revient de le débroussailler, de le tracer A nous de comprendre certaines nécessités Et de nous donner les moyens de réagir.


Date de création : 10/01/2004 @ 00:00
Dernière modification : 01/11/2008 @ 18:21
Catégorie : C les prétendues forces de libération -gauche -
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